Land grabbing

De Développement Durable
Révision datée du 13 mai 2024 à 04:54 par Aajr1 (discussion | contributions)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à la navigation Aller à la recherche
Land grabbing.png

Land Grabbing est une expression qui désigne l'acquisition massive et souvent clandestine de terres à des pays émergents ou en voie de développement, généralement par d'importantes entreprises multinationales agro-alimentaires ou bien encore par des États riches. Ce phénomène est également connu sous les noms anglais de «land grabbing» et de "grabbing the land".

Le concept d’«exproprio-land grabbing» fait référence à la manière dont ces terres sont souvent expropriées aux populations locales ou autochtones, sans que celles-ci ne soient consultées ni informées avant l'opération. Cette pratique est critiquée car elle peut causer des déplacements forcés de populations et provoquer la perte d’habitats, ainsi que la destruction de communautés locales avec l'impact éventuellement grave sur les droits de l'homme. Les terres sont ensuite souvent utilisées pour cultiver des monocultures alimentaires, généralement destinées à être exportées vers les pays développés, plutôt que d'être utilisé pour la nourriture locale ou encore pour le développement durable au sens large de l’expression.

Le phénomène du «land grabbing» est souvent motivé par un objectif économique : les investisseurs espèrent tirer profit des terres acquises, qu'ils soient utilisées à des fins d'agriculture intensive ou encore pour la production d'énergie. Cependant, le land grabbing a également des conséquences néfastes sur l'environnement et les communautés locales touchées par cette pratique. Il peut favoriser la déforestation, polluer les sols et les eaux, accélérer les phénomènes de sécheresse ou encore contribuer à la baisse des rendements agricoles dans le long terme en raison d'une monoculture excessive et d'un manque d'agro-écologie.

En outre, ce type d'opération peut également favoriser l’exploitation de la main-d'œuvre locale à bas coûts et engendrer des tensions sociales et politiques importantes dans les pays concernés. Les gouvernements concernés ont ainsi été critiqués pour leur passivité ou parfois leur complicité dans cette pratique, qui viole souvent le droit international sur la propriété foncière et les droits de l'homme en général.

Pour répondre à ce phénomène, des initiatives ont été mises en place pour favoriser une gestion durable et respectueuse de la planète : telles sont notamment l’initiative « Terres durables » du Programme alimentaire mondial (PAM) ou encore les pratiques agro-écologiques. Des organisations internationales, comme le Centre international de développement sûr (CIDS), travaillent également à prévenir et répondre aux effets négatifs du land grabbing sur la planète et ses populations.