« Agroforesterie » : différence entre les versions
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L'**Agroforesterie** est une pratique d'aménagement du territoire et un système d'exploitation des sols qui consiste à associer, sur la même parcelle agricole ou forestière, l'arboriculture, l'agriculture et/ou l'élevage. Le but de cette pratique est double : d'une part, elle permet une utilisation optimale des ressources naturelles en combinant les avantages des trois activités mentionnées ; d'autre part, elle contribue à la biodiversité et au développement durable. | L'**Agroforesterie** est une pratique d'aménagement du territoire et un système d'exploitation des sols qui consiste à associer, sur la même parcelle agricole ou forestière, l'arboriculture, l'agriculture et/ou l'élevage. Le but de cette pratique est double : d'une part, elle permet une utilisation optimale des ressources naturelles en combinant les avantages des trois activités mentionnées ; d'autre part, elle contribue à la biodiversité et au développement durable. | ||
Version du 12 mai 2024 à 14:51
L'**Agroforesterie** est une pratique d'aménagement du territoire et un système d'exploitation des sols qui consiste à associer, sur la même parcelle agricole ou forestière, l'arboriculture, l'agriculture et/ou l'élevage. Le but de cette pratique est double : d'une part, elle permet une utilisation optimale des ressources naturelles en combinant les avantages des trois activités mentionnées ; d'autre part, elle contribue à la biodiversité et au développement durable.
L'agroforesterie peut prendre différentes formes : l'**agrosystème agroflorestal**, qui consiste en une association étroite entre des arbres fruitiers ou forestiers (essentiellement feuillus) avec un système agricole ou élevage sur la même parcelle ; le **sylvo-pastoralisme**, où l'on combine l'élevage et la culture de bois dans une même zone ; le **système tappia**, qui associe des cultures vivrières, des plantations arborées fruitières ou forestières avec l'élevage bovin en pâturages naturels.
L'intérêt écologique de cette pratique repose sur plusieurs aspects : d'une part, elle permet la conservation et/ou la récupération des sols dégradés, grâce à un apport constant de matière organique par les cultures vivrières ou l'élevage ; d'autre part, elle contribue à préserver et renforcer la biodiversité en créant une mosaïque d'habitats naturels qui favorisent la présence de nombreuses espèces animales et végétales. Enfin, l'agroforesterie peut contribuer au rééquilibrage du bilan carbone terrestre grâce à la fixation du dioxyde de carbone par les arbres et aux émissions de gaz d'effet de serre plus faibles dans ces systèmes.
Du point de vue socio-économique, l'agroforesterie permet une diversification des activités agricoles et forestières sur la même parcelle, ce qui peut favoriser le développement économique local en créant de nouveaux emplois ou en valorisant plus efficacement les terres. Elle offre aussi un apport alimentaire plus varié grâce à la culture d'arbres fruitiers et le réaménagement des parcours herbacés pour favoriser une meilleure gestion des ressources animales (pâturages, prairies...).
Enfin, l'agroforesterie peut jouer un rôle préventif en matière de risques naturels : elle permet par exemple d'atténuer les effets d'une sécheresse ou d'un inondation grâce à la présence de couvertures végétales adaptées aux conditions locales.
En France, l'agroforesterie est encouragée dans le cadre des politiques agricoles et forestières, notamment par le biais du Schéma directeur des forêts et des massifs boisés (SDFM), qui visent à promouvoir une gestion durable des ressources naturelles. Des aides financières sont également allouées aux acteurs économiques intéressés pour favoriser cette pratique, et différents outils pédagogiques ont été élaborés pour sensibiliser les populations locales ou agricoles à ces enjeux.